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Sa main toujours tendue paraissait retenir
Les ruines dégarnies d’un prochain souvenir
Dont les échos gouttaient de ses yeux entr’ouverts
Comme un morne regret qu’embelliront les vers.
La pâleur maladive accentuée de froid
Sur laquelle crissait la plume de mes doigts,
L’épiderme où mon âme endormie s’abîmait,
Avait pris le parfum des pétales de mai.
Ses cheveux s’étendaient telle une marée noire
Sur un rivage étrange aux plages de cahiers
Peuplées d’écrits feuillus, de songes en tiroirs.
Sur le satin figé de sa peau de papier
S’écrivait son supplice en rouge sang de Chine
Ecoulé du stylo planté dans son échine.