Le ciel ombrageux a rentré son soleil,
et gronde, maussade.
La mer vengeresse hurle et clame sa colère.
Les vagues vombrissantes déferlent,
et viennent se cracher sur le sable gris.
Elle,devant sa porte, figée sur son banc de pierre,
face à la mer
Elle attend....
Elle n'entend rien.
ni la bise qui fouette son doux visage livide
empreint d'une bouffée angoissante,
ni cette mer déchainée,colérique ,
déterminée à garder sa proie.
Elle attend.
Ses yeux rougis par les larmes et le vent
scrutent l'horizon.
Ses doigts recroquevillés parle froid
égrènent inlassablement le chapelet.
Un avé, un pater, encore un avé maria et
soudain, au loin,
un petit point noir
et son coeur bat la chamade,
comme la première fois, ou elle a vu son beau marin.
Ses joues se colorent,
son visage reprend vie,
son foulard glisse sur ses épaules graciles,
qui se parent avec délicatesse,
de cette magnifique chevelure dorée,
que son homme aime tant.
La mer apaisée et repentante se laisse caresser.
Le vent s'en est allée
et matelot est rentré.